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Aujourd’hui c’est déroulé le premier conseil d’administration du CROUS, où les nouveaux élus ont pu prendre leur fonction. Le premier dossier abordé fut l’élection du vice président étudiant. 3 candidats se sont présentés : Mr Coens pour Fac Verte, Mr Lafleur pour l’UNEF, et Mr Traoré pour la FEDER. Les résultats furent les suivants : Mr Lafleur : 7 voies Mr Traoré : 6 voies Mr Coens : 5 voies Mr Lafleur, UNEF, a donc été élu Vice Président Etudiant du CROUS de Haute Normandie. Nous lui adressons nos félicitations, et espérons que nous pourrons travailler dans l’intérêt de l’ensemble des étudiants, de manière pragmatique et constructive. Nous sommes prêts à cela ! Ensuite, fut abordé les problématiques du logement étudiant. La FEDER a approuvé la politique actuelle du CROUS et sera prête à la défendre, notamment concernant les projets en centre ville de Rouen. Un nouvel espoir a été évoqué pour l’ancienne école d’infirmière, où 80 logements étudiants pourraient être finalement construits. Cela n’est cependant pas fait, et nous continuerons à nous battre afin que ce minimum soit atteint ! Nous avons à ce propos rencontré Mr Chartier, chargé du logement étudiant à la Mairie de Rouen, et lui avons fait part de notre vision en ce qui concerne ce dossier. Nous lui avons remis un dossier rédigé par nos soins et qui sera très bientôt disponible sur notre site. Nous sommes actuellement satisfait de l’orientation qui est prise et seront très vigilent à ce que les paroles soient concrétisées en acte ! C’est notre priorité. Une décision budgétaire modificative, ainsi que les nouveaux tarifs de la restauration furent ensuite acceptés à l’unanimité. Enfin, la FEDER a interpellé le Recteur à propos des nominations de personnalités extérieures, dont deux sont nommées sur proposition des organisations étudiantes (décret n°87 155 du 5 mars 1987 relatif aux missions et à l’organisation des œuvres universitaires). Nous lui avons fait par de notre surprise et de notre déception. En effet, si la nomination de la LMDE ne se discute pas car proposée par l’UNEF et apportant une réelle expertise au CROUS de par le suivi au quotidien des étudiants, la nomination de l’EMF nous apparaît choquante ! Tout d’abord, aucune organisation étudiante ne l’avait proposée. Ensuite, lors des élections étudiantes, l’EMF était arrivé, avec 303 voies soit moins de 7 % des suffrages, à la dernière place (5/5) des organisations représentatives. Les étudiants avaient donc choisi par la voie démocratique que l’EMF ne serait pas présent au CA du CROUS. Le fait que malgré cela, il puisse tout de même y accéder par un moyen détourné est une négation de la démocratie étudiante et une injustice qui décrédibilise le CROUS et son action ! Nous avions proposé la nomination de l’Espace Etudiant Rouennais, qui nous semblait apporter au CROUS une expertise de terrain quotidienne, une vision large des problèmes des étudiants qui sont nombreux chaque jour à s’y rendre pour demander conseil, trouver un logement ou avoir un accès internet. Mr le Recteur a justifié cette nomination par le fait que les étudiants étrangers, pour beaucoup musulmans, étant une grande partie des utilisateurs et des bénéficiaires du CROUS, il était normal qu’il puisse être représenté au sein de cette administration. Nous avons pris acte de la décision, en rappelant que nous n’étions pas en désaccord avec ce dernier argument, mais que l’AE2R (association des étudiants résidents rouennais), adhérant à la FEDER était plus à même de représenter l’ensemble de ces étudiants sans les stigmatiser, étant majoritaire dans les conseils de résidence (6 conseils sur 7). L’Espace Etudiant Rouennais avait donc toute sa place au sein du CROUS, l’EMF n’apportant pas de compétence supplémentaire au conseil d’administration.
A ce stade, il est impératif de rappeler que cette réflexion n’est en rien à l’encontre de l’EMF en tant que tel. Nous respectons cette organisation avec laquelle nous avons travaillé, et avec qui nous continuerons de travailler. Nous connaissons leur position contre l’extrémisme et leur dynamisme pour s’intégrer aux structures existantes, ce que nous saluons. Nous sommes pour l’intégration et la participation des étudiants musulmans, des étudiants étrangers quel qu’ils soient et de l’ensemble des étudiants en général dans la société française et la vie universitaire, et sommes contre la marginalisation, qui pousse à l'extrémisme. Il nous semble cependant que ce n’était pas le bon moyen que de passer au dessus de la volonté exprimée des étudiants. |
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