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Au vu des dernières négociations, nous tenons à vous informer des évolutions que présentent les différents textes et nos positions face à celles-ci.
1. La masterisation
Pour le moment, il n’y a pas d’évolution concrète à ce sujet, on peut considérer cela comme le point noir des réformes actuelles. Nous continuons donc à demander le report du texte afin d’avoir le temps nécessaire pour créer des maquettes cohérentes permettant une intégration professionnelle à chacun et qui ne laisse pas, comme on peut le craindre actuellement, les reçus au master mais recalés au concours dans l’impossibilité de trouver un emploi à leur niveau ce qui ouvre la porte aux emplois précaires. Nous continuons également de demander une vraie politique de stage au sein de cette formation, car aujourd’hui la place qui leur est faite est bien trop faible. Il est indispensable que des stages de plus de trois mois, en responsabilité, soient organisés pour permettre une vraie mise en situation des futurs enseignants. La place de la pédagogie doit être également revue tout au long de la formation. Il est nécessaire qu’elle s’intègre au cœur du cursus car elle est l’un des piliers principaux de l’apprentissage de la transmission du savoir.
2. Le décret de 1984 sur le statut des enseignants chercheurs
Des négociations ont eu lieu avec les syndicats professionnels, à l’exception du SNESUP qui a refusé de s’y rendre, ce qui nous interroge fortement. Etaient présents : SGEN-CFDT, UNSA Sup, Autonomes Sup', FO. Des points d’accord entre syndicats et gouvernement ont pu être trouvé, que nous trouvons positif, dont notamment : - la modulation de service ne pourra se faire qu’avec l’accord de l’enseignant chercheur, et celui-ci pourra faire appel à une commission en cas de litige à ce sujet, commission composée d’enseignant chercheurs désignés par le conseil scientifique et le CEVU - L’évaluation se fera sur la base d’un rapport d’évaluation écrit par l’enseignant chercheur lui-même, tous les 4 ans, au niveau du CNU, par ses pairs.
Le nouveau décret devrait être rédigé d’ici quelques semaines, il faudra donc y être très attentif. En voici en attendant les grandes lignes : cliquer ici
3. La suppression des postes
Monsieur Fillon a annoncé que les suppressions de postes prévues en 2010 et 2011 n’auront pas lieu. C’est bien sur mieux que rien, mais c’est également une manière de noyer le poisson ! En effet, c’est en 2009 que la majorité des suppressions était prévue ! Nous réaffirmons donc avec force notre opposition à ces suppressions qui va à l’encontre de l’intérêt des étudiants et qui contredis le plan réussite en licence qui prône un meilleur encadrement des étudiants ! |
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